Mein gott... Le retour sur le blog. Je renoue avec Over-blog, dont l'interface de gestion a totalement changé. Je n'ai même pas noté la date du dernier post, mais ça remonte à bien bien longtemps....
Je continue toujours à relever la boite mail du blog (affichée dans la colonne à droite) et à donner des infos sur la prépa en général et sur celles de Nantes plus spécifiquement, donc n'hésitez pas à m'envoyer des mails si vous avez des interrogations...
Mais qu'est-ce que je deviens ? (Pour ce que ça intéressent !)
Je suis toujours à la Fac (un hurlement déchirant se fait entendre dans l'obscurité). (Non, je plaisante). Je suis en Géographie, toujours, après une L3 validée très moyennement (genre avec 12,5 de moyenne, des gros soupirs de lassistude, du je-m'en-foutisme à la pelle, et un désintéret total).
Je bossais plutôt sérieusement, j'évitais de trop sécher, je ne rendais jamais mes DM avec plus d'une semaine de retard, je bouquinais la bibliographie... Mais je ne me suis jamais habituée aux DS d'une heure et demi / deux heures / trois heures, donc avec souvent de très mauvaises notes (genre moins de 10), vaguement contrebalancés par les DM souvent très bien réussis (genre plus de 16) mais bien moins coefficienté donc... une moyenne pourrave.
Sauf que visiblement, passer sa licence avec mention n'apporte aucune valeur particulièrement. Aucune différence n'est vraiment visible entre les mentions Assez-Bien (tout le monde), les mentions Bien (quelques courreurs échappés du peloton) et les mention Très Bien (absolument PERSONNE). Ni même avec ceux qui ont validé au rattrapage...
Il faut donc avoir (en L3 à Paris 4, je parle) un très fort sens du perfectionnisme et une volonté de briller plus que tout au dessus de tout le monde pour s'accrocher aux bonnes notes. Le "passable" finit par satisfaire une bonne partie des gens, moi compris. J'ai largement préféré faire des chôôôses à côté de la fac qu'essayer d'atteindre le 16 de moyenne en "Mutations des campagnes" et "dynamiques urbaines de l'Asie du Sud-Est entre 1950 et 1970".
Ce qui ne m'a pas empêché d'entrer en Master où le rythme n'est clairement pas folichon. Nous n'avons, chose très très très très très rare à la fac en général, et malgré la mention "recherche" de mon master, pas de Mémoire à écrire en M1. Juste des vagues cours de fondamentaux. 10h par semaines. Le lundi et le mardi. Je suis donc, oui oui, en weekend le mardi soir. Et clairement, on s'emmerde.
Je suis en master dit "Géographie CPP" : Culture, politique et Patrimoine. J'ai donc des cours de géographie culturelle, géographie du patrimoine (bâti et non bâti, whou-hou), géographie historique (de la France au XXe siècle, paye toi la constitution des départements français, dans la joie et la bonne humeur), des cours de géopolitique, de géopolitique des populations, de géopolitique des mondes musulmans, heu quelque chose qui ressemblait à de l'anglais au premier semestre et puis heu je crois que j'ai fait le tour... Etalés sur deux semestres.
Nous avons des choses à faire, il parait. Oh, je suis mauvaise langue. Pour chaque matière, un DS, un DM et un exposé, pour six matières par semestre. Ayant 5 jours par semaine à ces quelques travaux, le stress n'est pas insoutenable.
Ce qui ne veut pas dire que les exercices sont réussis avec brio, loin de là... (j'ai eu quelques très beaux foirages...)
Pour ma part, je me suis engagée à côté dans des choses beaucoup plus funky !
Je suis en première année de Licence LLCA (Licence de Langues et civilisations aréales) de persan à l'Inalco/Langues'O (toujours à Paris) où j'ai 15h de cours par semaine en plus (mais qui se cumulent avec les cours de master donc je peux pas y aller, ça serait pas drôle, sinon) de :
- Géographie de l'Iran
- Histoire (antique puis médiévale en L1) de la Perse
- Grammaire
- Version/thème
- Lecture
- Expression orale
- Théologie (Islam chiite iranien / religions de l'Eurasie)
- ...
Et je kiffe ma race (quand je peux aller en cours, c'est à dire jamais au second semestre, hélas).
Mon projet étant (si c'est réalisable / que je me décourage pas avant) de faire un mémoire en M2 sur, en gros et à préciser : la diaspora iranienne à Paris.
C'est un peu ce qui me fait tenir à la fac : il faut absolument avoir un projet à soi, à côté, qui motive, qui donne un but. Car le master en lui-même est pas palpitant, absolument pas professionnalisant, ne débouche d'ailleurs sur aucun métier discernable (j'exagère mais co-gestionnaire des plans de rénovations des églises du 12e siècle en Vendée, ça me tente pas).
En master, on est bien plus de la moitié (sur 35 dans ma mention CPP) à avoir fait un / deux / trois ans de prépa. Le fakhârd pur jus tend à se rarifier plus on monte dans les années universitaires, pour la simple et bonne raison (je crois = interprétation personnelle surement pas valide) que n'importe qui (quelque soit sa réussite), au bout de 3 ans à la fac, s'en va sans demander son reste pour faire autre chose, n'importe quoi, mais faire quelque chose. Le prépateux arrivé en cours de route a un seuil de tolérance moins entamé (mais qui se fragilise mois après mois).
J'exagère. Si on a un vrai projet, une vrai "passion" qu'on peut rentabiliser sur les bancs de la fac dans sa spécialité, y'a moyen de s'amuser.
Mais, je voudrais pas faire d'atroces généralisation (on va encore me huer, je vous connais), y'a personne dans mon master qui se dit "Wawou, mais elle est super cette formation, j'adore ce que je fais, ça va vraiment me servir plus tard. Quelle chance j'ai d'être ici !"...
Mon conseil aux prépateux, donc :
Réfléchissez à des choses à faire à côté, absolument. Outre le fait que ça meuble l'emploi du temps (car "tout le monde sait que" plus on a de temps libre, moins on bosse, et que c'est dans l'urgence et l'overbookage qu'on est efficace, nous jeunes andouilles de notres espèces), ça donne une spécificité et une valeur à notre parcours, qui sinon serait un peu... neutre / blanc / désespérant / inutile.
Xodâfez !
Edit : Je viens de faire un tour parmi les blogs de lycéen(ne)s / (hypo)khâgneu(se)x qui m'ont mis en lien et qui m'envoient des lecteurs (retracés dans mes stats, donc j'ai pu remonter la piste) et qui m'ont linkée sous des choses adorables type "Banque d'info hypokhâgneuse" ou "the blog to read" etc... J'ai la larmichette à l'oeil et je suis ravie d'avoir pu vous aider et de vous avoir mené dans le pays merveilleux super tellement épanouissant de la prépa... Bon courage à tous, et oubliez pas que même si vous ratez en prépa, bin vous réussisez quand même !




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