Avertissement :

          Salut !

       Vous êtes donc arrivés sur le Journal d'une Hypokhâgneuse. L'hypokhâgneuse, c'est moi, Camille. Je raconte ici jours après jours, semaines après semaines et mois après mois mon année d'hypokhâgne A/L 2008-2009.
       Comme le nom du blog l'indique, il s'agit d'un journal. La retranscription de mon aventure personnelle en hypokhâgne : Comment je supporte, ou ne supporte pas, les cours ; mes périodes de découragement  ; ce que j'ai aimé cette année...
       Vous ne trouverez ici ni méthodologie, ni cours recopiés pour l'hypokhâgne. Pas d'aide aux dissertations, pas de fiches de lecture. Juste le journal "intime" d'une élève comme les autres dans une classe un peu particulière.

       On entend beaucoup de choses sur les classes prépa, mais entre ce qui se dit et ce qu'il s'y passe, il y a un fossé qui se transforme souvent en gouffre. Vous avez ici un aperçu de ce qu'à pu être mon année de prépa. Mes ressentis, la manière dont je l'ai gérée. Il ne s'agit aucunement de généraliser. Je fais partager ici une expérience tout à fait personnelle. Il ne faut pas oublier, et je m'adresse tout particulièrement aux terminales qui envisagent cette orientation, que chaque élève a une manière différente de gérer le travail, la pression, sa motivation. Une hypokhâgne n'est pas vécue par tous les élèves de prépa comme je l'ai vécue moi. Je ne veux pas que ce blog ajoute une couche de plus aux idées préconçues sur la prépa.

       Surtout, j'écris ici sous le coup de l'émotion, de la colère après une khôlle foirée, de la fatigue après deux semaines de concours blanc, ou au septième ciel après une note supérieure à 8... Et ce pour me remettre les idées en place, relativiser, essayer de prendre du recul avec une bonne louche d'autodérision. Vous venez de plonger au coeur d'une pseudo-auto-thérapie de gare ou de bistrot. (Fuyez !)
      Je vous invite à parcourir les commentaires. D'autres hypokhâgneux au coeur de la tempête participent aux discussions, des anciens khâgneux faisant figure de sages dispensent des conseils très utiles et rassurent le prépateux dans la tourmente, des terminales posent des questions auquels nous essayons tous de répondre.

Le moisi de ma tasse de café vous souhaite bon courage, et moi du plaisir, un peu, quand même.

Camille
Ps : Ah oui, je ne me relis que très rarement, et je ne vois pas les fautes d'orthographe sur l'ordinateur. Ce blog en est donc truffé. Vous avez le droit de m'insulter dans les commentaires. Toutes mes plus plates excuses d'avance.
Mercredi 8 juillet 2009
Bon, je pars à18h à Berlin (escale à Paris), donc j'aimerais bien régler cette petite histoire de rien du tout mais qui me tape sur les nerfs le plus rapidement possible.

Vous avez surement déjà visité le blog de Lila, lettres-hypokhagne.ob.com. Anciennement nommé Journal d'une Lycéenne, et laissé à l'abandon de Novembre 08 (date de la création) à Juin 09. C'est à elle que je m'adresse. Mais, évidemment, je vous invite tous à lire ce qui suit et à vous faire votre propre idée sur l'affaire. Si vous pensez que j'exagère, je vous invite à me le signaler dans les commentaires. Que je sache à quoi m'en tenir. ;)

Lila, tu ne réponds pas à mes commentaires, ni à mes (trois, quatre ? je ne les compte plus) mails. Comme tu ne sembles pas souffrir de cécité ou de mutisme avec les messages que d'autres personnes te laissent, je passe par ici, devant tout le monde. Je pense qu'il te sera difficile de faire comme si tu ne m'avais pas lu.

Cette année, de nombreux blogs hk ont vu le jour. Comme chaque année. C'est une thématique de blog devenue courante depuis quelques années. Cette tendance se développe en même temps que la tendance générale à faire des blogs sur tout et n'importe quoi, et puis chaque année, les lecteurs de blogs d'hk créent le leur propre. Jusqu'ici tout va bien.

Ces blogs, bien que portant sur le même thème, se distinguent souvent par des styles différents, d'écrire, de mise en page, de points de vue sur la prépa, même si tout bon blogueur hk commence ses premiers articles avec l'incrédulité devant sa mention, puis la sacro-sainte liste de lecture. Mais cela se diversifie par la suite. Et puis au fur et à mesure que l'année passe, certains n'ont plus l'envie de tenir un blog, ni le temps, ni tout simplement de choses à dire.

Pourtant, on peut voir se dessiner une volonté générale de personnaliser son blog : design différents... titres différents.

Cette année il y a eu "hache-ka", "les plats se lisent et les livres se mangent", Fibulae et son "je regardai, couleur de cire, un petit rayon buissonnier", evidemment, hypokhagne-use, et moi,  "Journal d'une Hypokhâgneuse".

Qu'avons nous cette année ?
Une année en hypokhâgne, tentative de survie.
Parenthèse hypokhagneuse (ou Pirouette hypokhâgnette, au choix)
Quo fata ferunt
Affreusement littéraire
Piupew en Hypokhâgne
Mon aventure hypokhâgnesque
Whatever works...


Bref, que de diversité. Evidemment, le mot hypokhâgne revient souvent, mais on peut pas tout avoir. Chacun semble vouloir faire son blog, à sa sauce. Et c'est une chose que je pense, les lecteurs apprécient. Avoir plusieurs blogs, plusieurs témoignagnes, plusieurs points de vue. Et arriver à les différencier, se souvenir d'une fois sur l'autre qui a écrit quoi.
C'est plus lisible.

Et aussi parce que, même si le blog est un support qui échappe à la légalité, si on ne peut pas afficher une étiquette sur son blog "la photocopie tue le blog", si y'a pas de droits d'auteur, si on pose pas de copyright, les gens se respectent mutuellement et évite de faire comme celui d'à coté. Je ne parle pas de plagiat, je parle de politesse.

Maintenant, toi, tu as choisi d'y aller franco. "Journal d'une hypokhâgneuse". Voilà comment s'intitule ton blog. Alors, certes, tu me diras (je le dis tout à fait cordialement, en tends bien), le titre colle au contenu. Mais, je vais jouer l'enfant, me lever et taper du pied. "J'étais là avant." C'est sous ce titre, cette appellation que mon blog est connu, et recherché sur google (je pense que les gens qui tapent "blog journal d'une hypokhagneuse camille" veulent tomber ici, qu'en dis-tu ? Et les gens qui tapent clairement "journal d'une hypokhagneuse" aussi. Tout comme ceux qui tapent "hypokhâgne-use" veulent visiter celui de Colombe ! ^^). J'y tiens donc légitimement. J'aimerais vraiment que ce titre reste celui de mon blog. Que ce titre évoque mon blog, mon travail. Après tout, le tien s'intitulait Journal d'une Lycéenne, et tu as changé que récemment. En juin. Tu lisais le mien depuis Octobre/Novembre (j'ai des commentaires à ton nom, avec ton adresse IP, et son email, qui le prouvent). Donc tu savais que le mien s'intitulait déjà comme ça.

En temps normal, surtout que le journal écrit ses derniers feuillets, je m'en serais totalement tamponnée l'arcade sourcillière avec une patte de libéllule.
Mais, à ma plus grand surprise, mon blog a trouvé quelques échos. On en a vaguement parlé dans Studyrama, et il est dans les blogs étudiants de l'étudiant.fr. Sous le titre Journal d'une Hypokhâgneuse.
De plus, on m'a contacté professionnellement via ce blog. Et les contacts que j'ai reçu s'orientent dans vers le domaine journalistique (ou dans la communication) ce que j'envisage (carrière journalistique ?). Ce blog est donc devenu, par la force du hasard, un moyen pour mois d'accéder à des opportunités particulière. A partir de là, on ne peut pas m'en vouloir de veiller à ce qu'il soit visible et facilement accessible.

Hors je suis déjà référencée sous le titre "Le Journal d'une Hypokhâgneuse", on a parlé du blog (donc de mon "travail") sous ce titre. J'y tiens. C'est une vitrine (un peu particulière certes) de ce que je peux faire. Je tiens à ce que les gens cherchant ce journal de façon précise tombent dessus. Et pas sur celui de quelqu'un d'autre, aussi bon et intéressant soit-il. Je ne vais pas changer le titre de ce blog maintenant, je l'ai pris en premier, j'ai fait en sorte que le blog soit intéressant (je l'espère en tout cas), j'ai consacré énormément de temps à faire des mises à jours, à dessiner (même baclés, ça prend du temps), à la personnalisé, à faire en sorte que les gens le lisent, et reviennent (sinon ça sert à rien). Je ne vais pas anéantir une partie de ce travail parce que quelqu'un est dénué de la plus simple courtoisie qui consiste à éviter d'utiliser les mots déjà "pris" par le voisin et à faire sa propre sauce (peut être meilleure après cela). Pour que nos blogs soient lisibles, facilement accessibles, il faut éviter que l'on tombe sur l'un en croyant lire l'autre, tu ne crois pas ? Et comme "j'étais là avant" je pense que c'est à toi de changer le titre de ton blog.

En soi ce n'est pas grave, certes. Mais ce n'est pas pas parce que mon blog aborde une thématique vue par beaucoup d'autres blogs, et n'est pas protégé par des droits précis, que je vais fermer les yeux sur cette impolitesse, même sans grande répercussion.

J'attendais de ta part la simple politesse de répondre à mes mails, ou de donner accuser de réception. Même pour m'envoyer paître. Or tu n'as pas donné signe de vie. Tu n'as pas daigné répondre à mes mails, à mes commentaires, alors que tu l'as fait pour d'autres commentaires d'autres personnes envoyés après moi à la même adresse référente d'Over-Blog. Avoue que cela prête à confusion, et que j'ai quelques raisons de penser que ce mutisme est volontaire et réfléchit. Si ce n'est pas le cas, c'est un horrible quiproquo. Mais cela m'étonnerait. Là, de ne même pas me répondre, tu es irrespectueuse, sans gêne. Internet annihile donc toutes règles de bien-vivre ?

Je fais peut-être une montagne de pas grand chose, mais je dis franchement que ton mutisme aggrave la situation. J'attends donc de ta part une réponse.

Peux-tu, s'il te plait, envisager l'idée d'intituler ton blog autrement ?

Je te l'ai déjà dit dans mes mails, tu gagneras aussi à une personnalisation de ton blog. Tu gagneras en lisibilité. Les gens sauront te distinguer des autres blogs sur l'HK et ce ne peut être que bénéfique à la visée de ton blog : faire passer un témoignage sur la prépa (donc trouver un écho, un public à ton témoignagne).

Et je le dis : oui, ça me dérange quand quelqu'un fait un lien intitulé "le journal d'une hypokhâgneuse" et que ça mène à ton blog. J'ai l'impression que un an de travail, d'assiduité disparait brutalement. C'est stupide, mais c'est mon sentiment. J'ai actualisé plusieurs fois par semaine, répondu au moindre commentaire (pourtant pas tous très utiles... :D mais non Lalou, reviens, je voulais pas dire ça, reviennnns ! ^^), répondu à chacun de vos mails sur l'hypokhâgne... Je sais pas, est-ce bête de ma part de penser que cet investissement mérite un certain respect de ta part, surtout que tu as commenté ici d'un ton très joyeux il y a quelques jours à peine ?
Fais un blog si tu veux, amuse-toi, éclate toi, mais ne mêle pas les images de nos deux blogs avec un titre qui prête autant à confusion.

Et puis mince, est-ce pousser le bouchon trop loin que de penser que tu aurais pu m'envoyer un court mail disant "salut, dis moi, ça t'embête si je prends le même titre que toi ?", ou bien que tu aurais pu répondre à mes mails ?

Donc voilà. Je suis désolée d'en arriver là, à écrire un article publique juste pour ça, à laver du linge sale en public. Mais je voyais pas d'autre solution, ne serait-ce que pour être sure que mon message trouve son destinataire. Mais peut-être que le fait que tout le monde ait accès à nos petites conversations passionnantes (et à sens unique, hum, donc mon monologue orphelin) te poussera à me répondre.

Evidemment, dès que tout ceci sera régler, je supprimerai cet article.
J'attends vos réactions. Est-ce que je m'emporte ? Mon énervement est-il légitime ? Je pense que "probablement" va aux deux questions, surtout compte tenu de la constance et l'application que, Lila, tu mets à ignorer superbement mes messages.

Bonne soirée tout le monde (il est 00h48).

[Edit] : je viens de voir, il y a des blogs qui nous linkent toutes les 2 sous le même titre ! Avoue que ce n'est pas pratique !
Par HypoCamille - Publié dans : Blog
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Vendredi 3 juillet 2009
Non, le blog n'était pas kaputt hier, et aujourd'hui, mais savamment camouflé, rendu invisible par le miracle de la feuille CSS.

Pour la simple et bonne raison qu'il ne s'en est fallu que d'un cheveu pour que mes parents débarquent ici. Pourquoi ? Eh bien, on m'a contacté via le blog pour faire quelques illustrations rémunérées dans un magazine étudiant. Donc quand je me suis mise à courir en criant telle l'hystérique de base dans tout l'appartement, mes parents m'ont demandé (assez légitimement il faut le reconnaître) le pourquoi du comment. Je vous passe l'étonnement parental "Ah bon, tu dessines, toi ?" pour en arriver à ce que je redoutais : ils ont voulu avoir l'adresse. du blog Et comme il suffit de taper "hypokhâgne" dans google pour échouer ici, j'ai pris des mesures radicales en rayant momentanément le blog des écrans. A l'heure actuelle, je crois qu'ils ont saisi le coté "espace vital privé" du blog et qu'ils ne recheront pas à venir ici. Donc je réouvre.

Je pars à Berlin dans une semaine. On est le 3 juillet et j'ai l'impression que ça fait plusieurs vies que je suis en vacances. C'est trop beau pour être vrai.

Va falloir que je refasse des efforts pour "dessiner en m'appliquant" (genre le dessin du titre), après un an à avoir gribouillé (genre le dernier dessin publié dans un post, fait à l'arrache). Les amis, c'est pas gagné.
Bonnes vacances à tous !
Par HypoCamille - Publié dans : Journal
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Dimanche 28 juin 2009
Aujourd'hui, dimanche, à 15 heures, à peine réveillée, me prélassant au soleil plongée dans Bilbo le Hobbit (c'est la traduction qui fait ça ou bien... Mais on reconnait à peine le style de Tolkien du SDA : pas de descriptions interminables, et que des petites phrases piquantes avec humour inside ! Le choc !), j'ai pris subitement conscience que j'étais condamnée.

Condamnée à porter les séquelles de cette année, comme un torturé porterait des cicatrices dans sa chair.
Condamnée à être hantée par ce stress qui tenaille les trippes, par l'impression de courir sans arrêt contre le temps, par l'obsession du rendement productif de mes minutes de vie.

Aujourd'hui, dimanche, moi, Camille, 18 ans, ex-hypokhâgneuse en vacances et profitant au maximum de moult minutes gâchées à ne rien faire, j'ai eu cette pensée atroce.

"Putain, déjà une semaine de vacances, et j'ai pas commencé à lire ni Géographie Urbaine, ni la Princesse de Clèves, faut que je me reprenne tout de suite et que je me remette à bosser sinon je vais galérer à mort."

Condamnée, je vous dis.




     Sans blague, c'est TROP LE PIED, ces vacances. Je prépare activement mon voyage à Berlin : 20  jours toute seule dans la capitale allemande, à claquer 18 ans d'économies sévères sur chaque chèque d'anniversaire de ma vie.
Je me plante toutes les 5 minutes dans les réservations de jours d'avion, auberge de jeunesse, hotel à Paris, billets de train, donc je passe mon temps à recourir aux agences correspondantes pour changer mes dates, je flippe, je regarde mon compte en banque fondre dans les achats parallèles (appreil photo, paire de chaussure à mis chemin entre les escarpins violets et les kickers portées dans la neige des Pyrénées, la boue bretonne, le sable espagnol, sur bitume viennois, plongées dans l'eau de mer anglaise et portée chaque jour durant cinq ans, trouées, recousues, recollées, dont les lacets sont des bouts de ficelle mis bout à bout, sans languette...).




    Voyez les bêtes. De vraies chaussures comme je les adore. Ma mère moins.

Donc voilà. J'actualiserai encore, evidemment, jusqu'à début septembre, mais ça sera plus une fois toute les trois semaines que deux fois par semaine.
Je répondrais aux commentaires (oui, j'ai du retard, là, désolée) et je continuerais à répondre aux commentaires, même l'année prochaine, et je continuerais à répondre aux mails, même l'année prochaine. Donc vous pourrez gémir tout à vos aises sans problèmes. :)

    Il est fini de temps de l'Hypokhâgne. L'hypokhâgne est morte, vive la khâgne.


Par HypoCamille - Publié dans : Journal
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Jeudi 25 juin 2009








Alors... Ma première moyenne d'Allemand est due à des contrôles de connaissances (où on a tous eu entre 15 et 17, des contrôles "lycéens" quoi). La deuxième moyenne reflète plus honnêtement mes vrais résultats... Et encore ! Dernier concours blanc j'ai eu 7,4 (mieux que 4, donc) et à la version précédente, j'avais culminé à 8 ! Tous les espoirs sont permis, messieurs dames !

Comme vous le voyez, les profs sont plutôt positifs. Ce ne sont pas des monstres. Et vous pouvez regarder les moyennes de classes, qui ne sont pas abyssales. Evidemment, en Terminale, avec les élèves rassemblés dans notre classe, elle aurait atteint quelque chose comme 15,79. Tout est relatif.

Vous remarquerez que sur le bulletin, il est question de "progrès notables" de temps en temps, alors que la moyenne ne monte que de 0,10 points, parfois... Bienvenue en prépa. En philo, je suis passée de 9 + 9 + 11 à 10 + 10 + 11. Eh bien, à vous terminales, ça peut vous sembler dérisoires, mais avoir la moyenne à l'écrit de philo, je vous assure que c'est un progrès plus que notable !

Vous remarquerez qu'il y a certains meilleures moyennes... Très hautes ! Nous avons là la marque des deux majors aux coudes à coude de la classe. Ils sont potentiellements SOUS-Admissibles, selon le prof d'Histoire. Moi ça me donne envie de me taper la tête contre le mur !

J'ai paumé ma dissert avec l'effet papillon. Je suis désespérée. Mais je fouille dans les méandes de mes cours, je la retrouverai, PROMIS.

Et... Désolée, mais c'est clair dans ma tête depuis Juin dernier : c'était le journal d'une Hypokhâgneuse. J'ai commencé ce blog en sachant qu'il aurait une durée de vie limitée. C'était très cool, très chouette, et j'ai adoré échanger avec vous, mais il est temps de laisser la place aux nouveaux hypokhâgneux (d'ailleurs, si vous avez un blog hypokhâgneux 09/10, laissez moi l'adresse !). Il n'y aura donc pas de journal d'une khâgneuse. Pas le temps (ça m'a pris un temps fou !), pas d'objectif (pour dire quoi ? Pour dessiner quoi ? Faire passer quel message ?), et une envie de nouveau. Un journal d'une khâgneuse tournerait très vite à demi-régime, et pour tourner en rond.

C'était néanmoins un véritable plaisir de dialoguer avec vous tous tout au long de l'année (vous sentez le coté solannel du moment ? Z'êtes émus ?). Ce blog n'aurait pas survécu sans vos réactions, vos questions, vos encouragements, sans les quelques minutes que vous pouviez y consacrer par semaine, à mon plus grand bonheur. Cela semblera stupide, mais ça m'a aussi aidé à tenir cette année, à cherche le point positif dans les moments de découragements. Bon, je culpabilise un peu d'avoir donné envie à certain de faire une hypokhâgne, c'est comme si j'avais réduit à néant de mes propres mains la stabilité psychologique de mes lecteurs, donc j'espère qu'arrivés en novembre, vous ne me haïrez pas trop. Mais, je pourrais agiter glorieusement un panneau "je vous avais prévenu que ça allait être atroce !".

Sinon, je me vois mal faire un autre blog. Pour quoi faire ? Mettre des photos de mes pieds ? Du bel australien qui a partagé notre dortoir à Londres, et qui trouvait régulièrement les soutifs de E. sur son oreiller ? (AHAHAHAHA, TU PENSAIS VRAIMENT QUE J'ALLAIS GARDER POUR MOI CET ASPECT LA DE TA PERSONNALITE ?) Vous bassiner avec mes orientations politiques et les dernières facéties de mon chat ? Je crois, hélas, que tout ça n'intéresse personne... :)
Par HypoCamille - Publié dans : Journal
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Mardi 23 juin 2009




Je suis débordée. J'ai bientôt fini de trier tous mes cours, il ne me reste qu'à peu près 200 pages de notes de littérature à remettre dans l'ordre. Mes cours d'hypokhâgne ont rejoint mes cours de Terminale L sur l'étagère murale du haut.
Je relis l'intégrale des Harry Potter, je m'enfile la saison 7 de 24 heures Chrono (mon coté pacifiste, pro-droits de l'homme et démocrate agonise chaque seconde un peu plus : Vazy Djack ! Bute les tous !) (Putain, Tony est VIVANT ! AHAHAHA ! Vive les retournements de scénario à deux balles !), je rend visite au secrétariat de la Fac pour leur demander comment je peux avoir un accès à la bu (en payant, bien sur, je suis pas radasse) sans me farcir l'inscription à la fac complète, car selon mes droits, mon statut d'étudiante en classe préparatoire de l'académie de Nantes me donne un droit à cette putain de Bu. Mais pour ça, il faut le laisser-passer A-38, si vous voyez ce que je veux dire...


Comme c'est les vacances (on l'aura compris) le rythme d'update va à coup sûr s'étioler.
Et comme je ne suis plus en hypokhâgne, il va bientôt être temps de refermer le journal. :)
Par HypoCamille - Publié dans : Journal
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Jeudi 18 juin 2009
En géo, ce matin, on a vu les cartes IGN de la Réunion et de la Martinique. Je suis en vacances. Même en cours, on est tous en vacances.

J'ai croisé le prof de philo, ce matin. Il se dirigeait vers le lycée pour assurer son cours. Je m'en éloignais pour aller manger une glace et acheter des livres. Je lui ai adressé avec Amélie, qui se dirigeait d'un pas guilleret vers une séance de cinéma entre amis, un grand sourire lumineux. Il a levé les yeux au ciel en souriant. C'est pas beau, ça ?

Cette semaine, j'ai lu un roman de 700 pages (donc qui m'a prit un peu de temps, quoi) qui n'est pas au programme de l'ENS (donc du temps normalement perdu, quoi) : Là où les tigres sont chez eux de Jean Marie Blas de Roblès. J'ai commencé Europa de Gary ce soir. La semaine prochaine je lis Bilbo le Hobbit (en français, j'ai honte... Mais Tolkien en anglais, je vais avoir du mal. Trop de descriptions pas assez intuitives pour mon niveau médiocre) et puis je lirais La Peste de Camus. Ensuite je lirai Autoportrait au radiateur de Bobin et puis Burmese Days (en anglais bien sur) d'Orwell. Puis Geschichte eines Deutschen (sur le Puritanisme Prussien !) (en allemand bien sur) et puis je lirai Les Justes de Camus et puis American Notes (en anglais bien sur) de Charles Dickens. Puis La Chartreuse de Parme. Et j'aurais alors entamé une petite partie des romans qui se sont entassés sur mes étagères cette année en attendant que je les ouvre. Et Je finirai les 200 dernières pages de Moby Dick (c'était mon livre de chevet cette année. 200 pages lues sur 400 depuis Septembre. Youhou !).

Ensuite je lirai La Princesse de Clèves, Les Mains Sales, La Méditerranée de Braudel, les bouquins de Pérouse sur la Turquie, je lirai...

Oh lalalalala.

Qu'est ce que ça va être bien.

Je suis en vacances. J'ai deux heures demain matin de huit à dix mais je vais les passer à lire dans le parc de Procès, au soleil. A 14 heures, j'irais me traîner en claquettes pour le gouter du dernier cours de l'année, en philo.
On fait plein de gouters. En Anglais. En Histoire. On a bu un pot avec nos profs dans un bar mercredi soir. Puis dans le mouvement de la soirée on a décidé de diner avec le prof d'Histoire au restaurant (qui nous a offert les bouteilles de vin) (donc plus le bar avant, j'étais assise devant mon prof, vraiment face à face, et j'essayai de cacher le fait que je tiens pas du tout le vin, mais que je le bois comme si c'était de l'eau. Ahaha. C'est le prof que je verrai le plus l'année prochaine en khâgne. Hum).

Et puis demain soir... Vacances.
Enfin.
Je suis censée préparer sciences-po Rennes.







Je veux aller en khâgne. Je vois pas comment on ne peut pas aller en Khâgne. Mais enfin, Colombe, es-tu tombée sur la tête ? L'hypokhâgne, c'est un avant-goùt, une petite année de préparation barbante et faiblarde (héhé) accomplie dans le seul but d'avoir accès à l'année suprême !
Une fois franchi le pont de liane surplombant le gouffre entre la terminale et la prépa, le truc pas stable
 (avec et les aligators, en bas, qui menacent de déchiqueter notre corps une fois qu'il sera tombé dans le vide et aura percuté la surface de l'eau comme si c'était du béton, tout au fond du ravin)
et qui menace à chaque instant de nous éjecter, on arrive, braves et forts (car ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, ou comme dirait ma prof d'allemand sur un ton menaçant "niemand gebe auf !") de l'autre coté de la falaise où nous attendent vertes prairies fertiles, fleurs des champs et bels éphèbes nus courant dans les herbes hautes (et muses dénudées à forte poitrine, bien évidemment).

Rholalalalala. C'est bien.
C'est simplement merveilleux.
Cette année, c'était merveilleux.
J'ai acheté une nouvelle bibliothèque en septembre, et... Elle est pleine à craquer. Cours, classeurs, mais aussi roman, manuels de géographie, essais de philosophie, livres d'Histoire... Vous verriez cette petite merveille, dans ma chambre. Je me suis constituée ma bibliothèque.

Et puis il y a le stress qui retombe. Pas de boulot en retard. Pas de concours blancs en vue. Pas de culpabilité. De la tranquillité. Du repos. Du soleil et des heures à se prélasser dans l'herbe. Faire des aller-retours à la plage, l'après-midi, sur un coup de tête. Un billet de TER, et c'est parti.

Je fais des nuits de 10 heures.
10 HEURES !
Mmmmmmh.

Trop de félicité, c'est louche. Je sens qu'il va m'arriver une tuile.
Par HypoCamille - Publié dans : Journal
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Jeudi 18 juin 2009
Bandes de coquinous littéraires, devant le sujet L'objectivité de l'histoire suppose-t-elle l'impartialité de l'historien ? j'espère que vous avez tous pensé à la magnifique citation de Chateaubriand, issue des Mémoires d'outre-tombe, que je vous ai donné il y a quelques semaines.

"[Lorsque dans le silence de l'abjection, l'on entend plus retentir que la chaîne de l'esclave et la voix du délateur ;] lorsque tout tremble devant le tyran, et qu'il est aussi dangereux d'encourir sa faveur que de mériter sa disgrâce, l'historien paraît, chargé de la vengeance des peuples. C'est en vain que Néron prospère. Tacite est déjà né dans l'empire".
(Chateaubriand pour faire chier Napoléon.)

Bon, elle a aucun rapport avec le sujet ( ici ça serait plutôt l'objectivité de l'historien contre la tyrannie, à la rescousse de la défense de la liberté et de la légitimité et blablabla ?) mais PUTAIN QU'EST CE QU'ELLE EN JETTE.

Evidemment, on s'esbaudit tous (du moins, ceux qui ont leur bac) devant l'absurdité (hum) des questions creuses qui sont tombées encore cette année.
Qu'avez-vous eu en littérature ? L'actualité ne parle que de cette satanée philo.

Un conseil : ne pensez plus à l'épreuve qui vient de se dérouler. Elle n'existe plus, il ne sert à rien de vous encombrez l'esprit avec ça. Pour les littéraires, brûler votre sujet dans un rituel compliqué avec moult danses impies et invotations hérétiques et reposez-vous.
Pour les ES et les S, dormez bien, et repartez à l'assaut demain l'esprit clair. Manger plein de chocolat très noir pendant l'épreuve, ça réchauffe, ça aide à la réflexion, et ça permet de faire une pause tout en gardant un air affairé et pensif du bachelier cherchant la formulation parfaite, histoire de faire flipper vos voisins qui eux, hagards, ont l'esprit vide et sont angoissés mortellement par leur propre désoeuvrement.

Ah, pardon, on me dit à l'instant que ces techniques de déstabilisation fourbes n'ont pas lieu d'être au bac qui est un examen sans compétition, contrairement au concours où il faut écharper coûte que coûte son adversaire, dans un énorme bras d'honneur à notre altruisme naturel et inné.

J'arrête de vous parler du bac.
J'ai eu mon dernier bulletin. Je vous scannerais les deux pour vous montrer à quoi ça peut ressembler. On a offert pour sa fin de carrière (Comment avez-vous su que je partais à la retraite ?, s'est être exclamée, menaçante, s'apprêtant à répendre son couroux et sa bile sur le traitre qui se cache parmi le corps enseignant) du chocolat (Maître de chocolatier de Bayonne, avec plein de parfum, là, en bouquin, on est pas des radasses, nous) et une carte de voeux  à ma prof d'allemand, où on lui a tous dit merci, qu'on avait adoré se faire rôtir les orteils à petit et long feu tout au long de ses longs mois. Dans un soucis d'honnêteté, je me voyais mal lui écrire dans une sublime envolée lyrique que "son enseignement m'avait encouragé plus que jamais à apprendre cette merveilleuse langue qu'est l'allemand et que je lui saurait à jamais gré de cette magnifique motivation qu'elle m'a transmise". Je me suis contentée d'un sobre "j'ai beaucoup aimé les textes que vous nous avez faits étudier". J'ai toujours un doute sur la terminaison de "faits", d'ailleurs.

Vous me croirez pas, mais elle s'est brusquement... humanisée ? Un sourire ému aux lèvres (un SOURIRE, bon sang, un SOURIRE), elle nous a confié combien un prof pouvait se demander s'il comblait les attentes des élèves, s'il était un bon enseignant, s'il apportait véritablement quelque chose à sa classe. Qu'elle n'était pas étrangère à ses remises en cause et que notre petite attention la touchait.

Bon sang, je le savais, tout au fond de moi, comme une chose honteuse qu'on ne veut pas s'avouer, mais voir la vérité éclater nue devant nos yeux (nous aveuglant, aaah, aaah, douleur), ce fut un choc. Der Drache (oh, j'ai honte, tout d'un coup) a toujours été animée des meilleures intentions du monde, en dispensant ces commentaires acides et ses oeillades noires.

Evidemment, quand elle m'a expliqué longuement à quel point les élèves ressortaient déçus de sciences-po, qu'on pouvait difficilement trouver un travail avec cette "simple" formation, et que le prestige des IEP était très surfait, mon élan de pardon miséricordieux envers cette enseignante s'est soudainement envolé, comme ça, poc, plus rien. Etrange.

N'oubliez pas, cette semaine, qu'écrire et disserter, c'est beau, ça nous grandit, ça nous apprend à réfléchir et qu'on en sort toujour ravi même après l'échec (je sais de quoi je parle, j'ai fait une HYPOKHÂGNE, bordel). Alors durant ces examens, par pitié...


... Faites vous plaisir, éclatez-vous.

Clic clic !

[edit] : recoucou, je viens de voir les sujets de littérature
 
Sujet 1 : Les Liaisons dangereuses
Question 1 (8 points)
Dans Les Liaisons dangereuses de Laclos, quel est l’intérêt de l’épisode dans lequel Valmont porte secours à une famille de pauvres gens ?
Question 2 (12 points)
En quoi le roman de Laclos, Les Liaisons dangereuses, et son adaptation cinématographique présentent-ils Madame de Merteuil comme une femme hors du commun ?

Sujet 2 : Le Guépard
Question 1 (8 points)
Quel rôle joue le village de Donnafugata dans Le Guépard de Lampedusa ?
Question 2 (12 points)
Le Prince se voit comme "Le dernier des Salina" : en quoi cette expression éclaire-t-elle le sens du roman ?

Bon, alors j'ai un souvenir très vague des Liaisons dangereuses que j'ai lu en seconde, donc si je vois en gros la question sur 8, je sais plus qui est Madame de Meurteuil. Ahma. J'ai voulu vérifier dans ma bibliothèque et -aaaargh- je ne l'AI PAS ! J'avais lu le livre d'une copine. Faut vite que je me le rachète. IMPERATIVEMENT.
Pour le Guépard... WAWO mais c'est trop bien ! J'espère que vous avez déchiré votre maman, parce que la question sur 12, c'est de la brioche moelleuse... MMMmmmh ! Je regrette presque de pas avoir fait l'épreuve (aha, nan, je plaisante). L'image qui m'a le plus marquée, c'est le guépard aux pattes brisées sur la porte... J'espère que vous aviez lu Les Lieux de Ma Première Enfance de Lampedusa, qui pouvait bien servir accessoirement, pour la question sur huit points... Donnafugata c'était super vaste, avec toute la 2e partie, la 3e... Evidement, aristocratie en déclin (ok, en phase avancée de putréfaction), bourgeoisie montante, la couleuvre à avaler (aaah, merveilleux passage, grandiose, magnifique, magistral, putain, j'adore le Guépard), et tout le blabla que vous connaissez par coeur... Après tout ça entrait dans la question sur 12 points donc fallait faire la part des choses pour surtout ne pas se répéter...

Je me replonge dans le Guépard, et sur la 3e de couverture, je viens de retrouver des notes au crayon de bois sur les thèmes possibles du bac.

Vous allez rire

1) Bendico (épreuve 2008)
2) Donnafugata (épreuve 2009)
3) Concetta (cette pauvre malheureuse...)
4)...


Allez, j'arrête de vous enquiquiner avec ça !


Par HypoCamille - Publié dans : Journal
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Mardi 16 juin 2009
Selon Google Linguistique (je me sens sale rien qu'à l'idée d'avoir utilisé ce truc), "bordel" se dit ainsi en bulgaire.

Déjà, j'ai appris récemment que des cours de méthodologie Sciences-po était dispensé cette année dans mon lycée pour les hypokhâgneux. Aux B/L. Les profs ont refusés les A/L dans ce cours parce que "ce n'est pas pour eux". Les élèves de ma classe qui avaient essayé d'entrer dans ce groupe se sont vu chasser fissa. On nous a claqué la porte au nez, verrou fermé à double tour. бордей бордей бордей бордей бордeй !

Sinon j'ai été prise en Khâgne histoire-géographie. Hourra trop cool. En même temps, voilà six mois que le prof de géo nous répète qu'ils acceptent en cours le plus de personne, quasiment tout le monde sauf ceux qui sont partis (logique) et ceux qui ont séché toute l'année. Donc c'est pas une victoire. Disons plutôt que le contraire aurait été un échec cuisant.

Pour le coup, j'ai vraiment la flemme de bosser pour le concours commun. J'y vais ou j'y vais pas ? J'ai payé ! J'y vais. Mais je veux aller en khâgne. J'y vais pas ! Je fais pas chier, j'ai toujours voulu faire sciences-po, j'y vais. Mais putain je veux être en vacances, j'y vais pas !
бордей ! Tu y vas, et fissa !

J'ai déjà ma liste de lecture de Géographie. C'est atroce. Tronc commun, plus option, il me faudrait toute une vie pour lire tout ça. Plus la philo, plus la litté, plus l'histoire, plus les bouquins en allemand dans le texte. J'en soupire d'avance de découragement. Mais soupirer de découragement, ça a le petit côté rassurant de l'habitude maintenant. Être fatiguée d'avance et organiser mentalement sa charge de travail, penser à emprunter les bouquins à la BU avant les autres... Mmmmh. Bonheur. =)

Je suis officiellement une khâgneuse.
Par HypoCamille - Publié dans : Journal
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Dimanche 14 juin 2009



C'est dit. Mis de côté le fait qu'elle soit froide, distante, désagréable, et que les listes de vocabulaire qu'elle nous a fait apprendre tout au long de l'année aient tourné autour du thème de la putréfaction, elle nous a aussi fait travaillé sur de très beaux textes. Elle a été, en somme, la figure même du prof redouté de prépa : exigente, parfois humiliante, ne jurant que par Normale, intransigeante etc... Disons que c'était un pion indispensable du décor hypokhâgneux. J'avoue aussi ne pas avoir été une élève très consciencieuse de son cours. Oui, je déteste apprendre des listes de vocabulaire que j'oublie aussitôt. J'aime l'allemand pour ses sonorités, et j'aime m'exprimer dans cette langue. M'exprimer. Pas m'exercer sans cesse à l'art de la version. L'exactitude, la précision demandée dans l'exercice linguistique en prépa me convient très peu. Je ne suis pas précise. Je n'ai jamais été rigoureuse. En rien. Ma prof de musique peut en témoigner. Enfin bon...

Si. Elle a une énorme qualité. Je pourrais rester des heures à l'écouter lire. Elle a une voix magique quand elle lit, et le texte prend vie. Je sais pas moi, l'histoire se décolle de la page... Je m'entraine tous les jours à lire à voix haute pour obtenir le même effet. Sans résultat...

Le museau du Dragon est totalement et lamentablement plagié sur un dessin de Boulet dans la bande dessinée Raghnarok T5 "Tempus Fugit". Qu'on m'immole par le feu.
Par HypoCamille - Publié dans : Journal
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Vendredi 12 juin 2009

Tout le monde va lire ça ! Allez !


Par HypoCamille - Publié dans : Journal
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Hypokhâgnons, hypokhâgnez...



"C'est atroce ! Il faut surtout pas y mettre les pieds !"
"On regrette jamais d'en avoir fait une, même si c'est dur."
"Y'a une de ses compétitions entre les élèves j'te raconte pas..."

"Faut être trop une tête pour être accepté ! Même pas la peine de tenter."

"Les profs... mais les profs quoi !"


L'Hypokhâgne, je suis comme vous.
J'en ai entendu tout et n'importe quoi.
Alors j'ai décidé d'aller tout vérifier par moi-même.

J'ai envoyé un dossier, et j'ai été acceptée.
Je suis Camille, j'ai 17 ans, procrastineuse par excellence et élève pas particulièrement brillante, je ne sais pas encore dans quoi je me suis fourrée...

Alors quitte à douiller, autant vous en faire profiter !
Cours, kholles, désillusions et travail acharné. Vie sociale, ou pas.

Bienvenue en Hypokhâgne !
Septembre 2008

Libérons les livres !

COUP DE COEUR...


...Pour le blog
"Les Lettres Classiques" !

Une mine d'or sur la culture antique, la littérature antique.
Complet, clair, précis, très bien présenté !
Je ne peux QUE vous le conseiller.

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Quand je s'rai p'us en prépa :



- Je commencerai le saxophone.

- J'apprendrai l'arabe.

- Je lirai avec plaisir.

- Je ferai du sport.

- Le café redeviendra une petite gourmandise

- J'arrêterai d'émettre des préjugés stupides sur ceux qui ne sont pas en prépa.

- J'arrêterai d'émettre des préjugés stupides sur ceux qui sont en prépa.

- J'arrêterai d'avoir invariablement la prépa comme seul sujet de conversation.

- J'irai vivre un temps en Allemagne.

-

-

à compléter.

Au programme cette année :

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