En géo, ce matin, on a vu les cartes IGN de la Réunion et de la Martinique. Je
suis en vacances. Même en cours, on est tous en vacances.
J'ai croisé le prof de philo, ce matin. Il se dirigeait vers le lycée pour
assurer son cours. Je m'en éloignais pour aller manger une glace et acheter des livres. Je lui ai adressé avec Amélie, qui se dirigeait d'un pas guilleret vers une séance de cinéma entre amis, un
grand sourire lumineux. Il a levé les yeux au ciel en souriant. C'est pas beau, ça ?
Cette semaine, j'ai lu un roman de 700 pages (donc qui m'a prit un peu de
temps, quoi) qui n'est pas au programme de l'ENS (donc du temps normalement perdu, quoi) : Là où les tigres sont chez eux de Jean Marie Blas de
Roblès. J'ai commencé Europa de Gary ce soir. La semaine prochaine je lis Bilbo le Hobbit (en
français, j'ai honte... Mais Tolkien en anglais, je vais avoir du mal. Trop de descriptions pas assez intuitives pour mon niveau médiocre) et puis je lirais La Peste de Camus. Ensuite je lirai Autoportrait au radiateur de Bobin et puis Burmese Days (en anglais bien sur) d'Orwell. Puis Geschichte eines Deutschen (sur le Puritanisme Prussien !)
(en allemand bien sur) et puis je lirai Les Justes de Camus et puis American Notes (en anglais
bien sur) de Charles Dickens. Puis La Chartreuse de Parme. Et j'aurais alors entamé une petite partie des romans qui se sont entassés sur mes
étagères cette année en attendant que je les ouvre. Et Je finirai les 200 dernières pages de Moby Dick (c'était mon livre de chevet cette année.
200 pages lues sur 400 depuis Septembre. Youhou !).
Ensuite je lirai La Princesse de
Clèves, Les Mains Sales, La Méditerranée de Braudel, les bouquins de Pérouse sur la
Turquie, je lirai...
Oh lalalalala.
Qu'est ce que ça va être bien.
Je suis en vacances. J'ai deux heures demain matin de huit à dix mais je vais
les passer à lire dans le parc de Procès, au soleil. A 14 heures, j'irais me traîner en claquettes pour le gouter du dernier cours de l'année, en philo.
On fait plein de gouters. En Anglais. En Histoire. On a bu un pot avec nos
profs dans un bar mercredi soir. Puis dans le mouvement de la soirée on a décidé de diner avec le prof d'Histoire au restaurant (qui nous a offert les bouteilles de vin) (donc plus le bar avant,
j'étais assise devant mon prof, vraiment face à face, et j'essayai de cacher le fait que je tiens pas du tout le vin, mais que je le bois comme si c'était de l'eau. Ahaha. C'est le prof que je
verrai le plus l'année prochaine en khâgne. Hum).
Et puis demain soir... Vacances.
Enfin.
Je suis censée préparer sciences-po Rennes.
Je veux aller en khâgne. Je vois pas comment on ne peut pas aller en Khâgne.
Mais enfin, Colombe, es-tu tombée sur la tête ? L'hypokhâgne, c'est un avant-goùt, une petite année de préparation barbante et faiblarde (héhé) accomplie dans le seul but d'avoir accès à l'année
suprême !
Une fois franchi le pont de liane surplombant le gouffre entre la terminale et
la prépa, le truc pas stable
(avec et les aligators, en bas, qui menacent de déchiqueter notre corps
une fois qu'il sera tombé dans le vide et aura percuté la surface de l'eau comme si c'était du béton, tout au fond du ravin)
et qui menace à chaque instant de nous éjecter, on arrive, braves et forts (car
ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, ou comme dirait ma prof d'allemand sur un ton menaçant "niemand gebe auf !") de l'autre coté de la falaise où nous attendent vertes prairies fertiles,
fleurs des champs et bels éphèbes nus courant dans les herbes hautes (et muses dénudées à forte poitrine, bien évidemment).
Rholalalalala. C'est bien.
C'est simplement merveilleux.
Cette année, c'était merveilleux.
J'ai acheté une nouvelle bibliothèque en septembre, et... Elle est pleine à
craquer. Cours, classeurs, mais aussi roman, manuels de géographie, essais de philosophie, livres d'Histoire... Vous verriez cette petite merveille, dans ma chambre. Je me suis constituée
ma bibliothèque.
Et puis il y a le stress qui retombe. Pas de boulot en retard. Pas de concours
blancs en vue. Pas de culpabilité. De la tranquillité. Du repos. Du soleil et des heures à se prélasser dans l'herbe. Faire des aller-retours à la plage, l'après-midi, sur un coup de tête. Un
billet de TER, et c'est parti.
Je fais des nuits de 10 heures.
10 HEURES !
Mmmmmmh.
Trop de félicité, c'est louche. Je sens qu'il va m'arriver une tuile.
ça va mieux en le disant :