Journal d'une hypokhagneuse

Mardi 25 août 2009
Voilà, le Journal d'une hypokhâgneuse, c'est fini.

Cette année d'égocentrisme en groupe était très agréable. Merci à tous les gens qui ont perdu du temps à lire ce blog, voir à le commenter, et, le principal :à distordre mon égo (allez, j'adopte la formule)... C'était cool.

A un de ces jours !
Camille

Ps : Comme le lien de ce blog a commencé à circuler dans les hautes sphères familiales sans que je puisse intervenir, j'ai effacé la pagination et le menu des archives du blog pour restreindre un minimum l'accès aux articles (jusqu'à ce, même à la fin des repas de famille, l'existence de ce blog soit oubliée). Il suffit d'être un peu dégourdi avec les blogs over-blog pour retrouver les articles (ce qui, heureusement, n'est pas le cas de ma famille). J'assume de ne pas assumer.

Ps (bis) :
http://lamouetteentaupe.canalblog.com/  Souhaitons lui bien du courage.
Par HypoCamille
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Lundi 17 août 2009
J'ai l'impression d'avoir été toute l'année une bouille infâme sans arrêt remuée, comme une mer continuellement brassée dans un ressac, charriant des quantités de sables et d'algues vertes et gluantes, les saloperies des derniers dégazages des environs, au gré des courants et des marées. Les trücs et les mâchins s'empilant dans ma chambre, formant des tas informes où s'engueulaient tous les soirs les cours en feuilles volantes à trier, les lettres furibardes de la médiathèque municipale me relançant sans cesse pour cause de retard chronique des volumes empruntés, les pompeux manuels de philosophie extirpés de la BU, arborés fièrement dans le bus, laissés en plan sous mon lit et n'atteignant jamais le bureau, les pages condamnées à jouer à saute mouton avec la poussière sans jamais être lues, et encore moins étudiées... La fatigue, ma râlerie habituelle camouflant grossièrement la paresse...

Le pied, avec la prépa, c'est que ma tendance indécrottable à me plaindre se trouve brusquement légitimée, et pas que par moi ! Par tous ! Parce que l'hypokhâgne pourrait figurer au dictionnaire des idées reçues de Gugus ! C'est entré dans les moeurs, l'hypokhâgne, oh là là, c'est dur, hein, oui, la fille de ma voisine en a fait une, eh bah dis donc, elle avait bien l'air exténuée la pauv' gamine ! Donc quand j'en rajoutais une couche, démultipliant par l'art miraculeux de la parole mes nuits blanches, me mettant enfin au centre de l'attention générale dans les repas de famille, tout le monde acquieçait gentiment du chef, sans jamais remettre en question le comportement soi-disant excécrable de ma prof d'allemand, ou les propos ahurissants de mon prof d'histoire, soigneusement sortis par moi de leur contexte pour mieux épater la galerie... Ou du moins, ils avaient le tact de ne pas le faire à voix haute... C'était normal.

L'hypokhâgne donne toute liberté d'affabuler, de se gonfler et de dégonfler sucessivement le pataques artisanal en fonction du public. Face à d'autres prépateux, on raille les clichés sur la prépa, on avoue en souriant de coté qu'on en a quand même pas foutu beaucoup... Face à la famille, quelle pression sur nos frêles épaules ! Mâchoire serrée, sourcils légèrement froncés, pour montrer que l'on souffre en silence (en le disant haut et fort, qu'on souffre en silence !) mais les épaules en arrières et le ton léger, mais que boarf, moi ça ne m'atteint pas, je sais bien que la vie ne s'arrête pas là, etc. Face à d'autres étudiants qui ne sont pas en prépa, (je dis on, mais je parle de moi, hein, comme toujours) on se donne le beau rôle, en décrivant très précisemment toutes les vacheries du système, en en retartinant évidemment, mais un grand sourire aux lèvres, parce que c'est normal, tu vois, nous on est habitué, on s'en rend plus compte à force, enfin si, mais c'est comment fonctionne la fac qui nous parait  bizarre, tu vois ? Je drape ma cape sobre de fausse modeste sur mon costume brillant d'ancienne combattante médaillée... Je suis une sacré menteuse, mais juré craché, je dis que la vérité dans le fond. 

Donc pendant un an, je suis une bouillie de tout ça, une mixture, grumeaux compris, que les profs secouent, mais que je remue au final très bien toute seule, quand ils me foutent la paix...

Et cet été, je me suis posée, et je suis restée immobile, tranquille, glissant de musées d'art en musée d'histoire à Berlin, puis du hamac ombragé du jardin à la plage, les cris 70 des keums de 13 ans de la colo qui s'est installée à cinquante centimètres de  ma serviette, les vagues, les mouettes, toussa... Donc, logique, la mixture brassée s'est décantée, les déchets lourds se sont déposés au fond, l'angoisse, la flemme, la mauvaise volonté, la chianterie. Pour aider le processus, dans l'ordre, Tolkien, Steinbeck, Flaubert, Gary, Stendhal, Madame de la Fayette, Sebastien Haffner. Et je décante, je m'allège, je me regonfle à bloc, je fais le plein de soleil...  Chagrin d'école de Pennac me sert de tamis, de passoire, de filtre à café, et, miracle, ne reste que la motivation, l'envie d'aller m'enfiler des listes de vocabulaire d'allemand, d'apprendre par coeur des passages de Rousseau, de replonger dans Baudelaire, ekssétéra, ekssétéra.

Septembre, me voilà.
Par HypoCamille
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Mercredi 12 août 2009
Youplaboum.
Ma famille rentre demain de ses vacances espagnoles au bercail, donc je suis prudemment allée m'exiler en Bretagne chez mes grands-parents. Il fait beau, le soleil tape.
Il y a un an, j'étais au beau milieu de la manche, apprenant mes premières déclinaisons latines, découvrant Flaubert et Zola, et sans arrêt, me demandant comment allait être cette année d'hypokhâgne. Je savais exactement ce qui m'attendait : le stress, la pression, les nuits blanches, l'incapacité à faire ce qu'on me demande, mais au final, la satisfaction et peu de regrets. Tout s'est passé exactement comme annoncé.

Pour la khâgne, je sais pas. Je n'angoisse pas, je sais où je vais, je sais ce qui m'attends. La classe va se renouveler, certains profs aussi, mais pas tous. Comme chaque fois. Je rentre en khâgne comme nous sommes rentrée en CE1, Cinquième et Première. Habituée à la cours des grands, rompue aux rituels khôllesques, rodée aux concours blancs et à tout ce qui s'ensuit.

Je commence dès maintenant mon programme de lecture, par La Princesse de Clèves. Je viens de finir ma dernière lecture hors programme. La Chartreuse de Parme de Stendhal, et j'en rigole encore. Ce bouquin est génial ! Waterloo extraordinaire, Fabrice, concon, se transforme en héros, la Duchesse se dégénère comme prévu, et au final, si tout change, rien ne se transforme. Ou l'inverse. C'est très lampedusien, tout ça, non ?

La dernière phrase est excellente, en sa qualité de dernière phrase. Déformation professionnelle, je me jette sur le mac de mes grand-parents pour faire des recherches sur Henri, dont je n'avais encore rien lu, sur la Chartreuse, la signification du titre, ce genre d'études littéraires. J'ai pas trouvé grand chose, si vous avez un bon bouquin de recherchres à me conseiller dessus, j'aimerai bien étudier ce bouquin.

Quand je lis un livre, j'ai souvent un crayon à la main, pour faire des petits traits dans la marge et  noter les merveilleuses analyses à deux balles qui me traversent l'esprit sur le bouquin, et éviter de les oublier immédiatement. Mais surtout, j'ai un petit carnet, mon carnet fétiche, à coté de moi.
Tous les passages des livres que j'aime bien, par bouts de moins de dix lignes, je les recopie dans ce carnet de poche. De la description saugrenue des cannibales de Moby Dick à la phrase philosophique incompréhensible d'un livre de Catherine Malabou, en passant par des extraits erotiques traduits en latin (vive Là où les tigres sont chez eux).
Je note aussi dans ce minuscule et épais carnet (je suis une maniaque des carnets, c'est horrible) toutes les citations qui pourraient m'être utiles en dissertation. J'ai des passages énormes du Baudelaire de Sartre, des critiques courtes et acides de Sainte Beuve sur Marivaux etc...
Je relis mon carnet régulièrement, comme ça les citations s'impriment derrière mon front, comme des antisèches. Bon, je pense pas réutiliser "Albus Severus : still a better name than Renesmee !" ou "Sanguini would like an explanation about all this dazzle bullsit..." dans le cadre de l'hypokhâgne, mais sait-on jamais...


Avec la Chartreuse, comme avec Europa (vous vous souvenez ? "Les désillusions sont des maladresses etc...") j'ai gardé mon petit carnet à mes cotés pour noter des citations. Au final, je n'en n'ai noté qu'une, parfaite pour une intro de dissertation, ou une conclusion.
Et durant mes recherches sur La Chartreuse, j'ai jeté un coup d'oeil sur les citations que des gens plus qualifiés que moi ont relevés, me disant que j'avais encore du passé à coté de tout le roman, comme pour les Mots de Sartre (j'ai découvert en cours que je n'y avais rien compris...). Et la première des citations, c'était la mienne à moi, que j'avais repéré immédiatement toute seule comme une grande.





Sur le coup, je me suis sentie vachement intelligente.





 

" La politique, dans une oeuvre littéraire, c'est un coup de fusil au milieu d'un concert, quelque chose de grossier et auquel pourtant il n'est pas possible de refuser son attention."
La Chartreuse de Parme, Stendhal.


Par HypoCamille
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Jeudi 6 août 2009
ça c'est des trucs qui trainent sur mon bureau depuis une semaine, mais j'avais la flemme de les scanner.
















Ces posts attestent pas du tout de l'existence d'un blog l'année prochaine. J'avais juste envie de dessiner ça.
Par HypoCamille
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Jeudi 6 août 2009
Je suis rentrée de Berlin, j'ai failli repartir aussi sec à Dublin, avant de me dire que bon, la flemme quoi, en Irlande, il pleut, et j'allais pas claquer des sous pour un voyage non germanique. Donc je suis pas partie à Dublin. Faut que je fasse un démenti officiel à tous mes amis, qui me bombardent de messages "il fait quel temps à Dublin ?" alors que je suis à Nantes. Mais plus pour longtemps, je vais aller chez de la famille dans la riante Bretagne.

Je passe mon temps à lire, je lis plein de trucs, mais rien de ma liste de livre. C'est con. J'ai rien commencé encore. Comme je suis dans l'appart familial, et que ma famille est à 1500 km, tout est vide et il fait silence. Alors je laisse tourner Radio Classique en boucle. J'arrive toujours à identifier Bach. Finalement, mes dix ans de flute traversière m'ont laissé certaines traces. Vous saviez que y'a PAS de pub sur Radio Classique, et pas d'animateur à la con pour interrompre toutes les cinq minutes la musique ? Le rêve.

Je vais au cinéma tous les trois jours. Whatever Works est sympa, Public Ennemies nous bombarde de fusillades interminables et la caméra bouge trop à donner mal au coeur aux gens comme moi qui portent des lunettes, mais Johnny Depp a des tics de lèvres incroyables. Avec E. on rentre en stop à 01h00 du matin parce qu'on loupe les bus de nuit. On est toujours vivante.


Par HypoCamille
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Samedi 18 juillet 2009
J'espère que vous passez vos journées plongés dans de tumultueux romans, de préférence non-indiqués sur votre liste de lecture préparant à la préparation...

Je passe mes journées dans les musées d'histoire et d'art de Berlin, je vogue d'expo en expo. Je me venge d'une année où le temps manquait tellement pour dormir et m'abrutir devant des émissions de télé ignobles,  des bouquins imbuvables (ces moments sont nécessaires àl'équilibre psychique de tout un chacun, non ? C'est ce qui sape le fondement nerveux des hypokhagneux... Être immergé constamment dans ce bain idéal, merveilleux et lumineux de Culture sans pauses de médiocrité assumée [car on culpabilise de nos rares ou trop fréquentes pauses frauduleuses]) fait qu'au final, tout paraît et devient médiocre... Pour des gens habitués à réussir, toute cette médiocrité est insupportable... Bon, j'arrête là ma psychologie de gare :D) que passer mon temps libre dans des expositions culturelles équivalait pour moi à se refaire un fix en pleine overdose... Je visite, je prends fébrilement des notes pour ne pas oublier, j'achète ces gros livres de peintures à vendre dans les magasins des musées (où l'on passe souvent plus de temps que devant la véritable exposition...) et je m'accorde de longues heures sans montre à lire dans les nombreux parcs et squares de Berlin. Après Gary, Zweig ou Stendhal ?

Je parle à des ados allemands en attendant de 02h du matin à 05h que le U-bahn, qui a eu l'idée saugrenue de fermer alors que je me trouvais à 4h de marche de mon lit dans une gigantesque capitale européenne légèrement imbibée de bière, veuille bien réouvrir ses portes aux premières lueurs du jour, dans un cadre plus glauque que bucolique (Les gares de métro sont partout fidèles à elles-même...), ou avec des francais devant un Rembrandt que, même avec toute ma bonne volonté, je ne trouve que moche.

J'ai du mal à croire que la khâgne m'attend au bout de ces vacances salvatrices et idéales. Au final, je me suis extirpée difficilement d'une bulle, pour sauter à pieds joints dans une autre.

Ah-ah-ah... Et si je ne revenais pas ?
Bonnes vacances...



Ps : J'espère que vous libererez tous au moins un livre cet été. Rappelez vous... Faire du monde la plus grane des bibliothèque... Quoi de plus humaniste et... romanesque ?
Par HypoCamille
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Vendredi 3 juillet 2009
Non, le blog n'était pas kaputt hier, et aujourd'hui, mais savamment camouflé, rendu invisible par le miracle de la feuille CSS.

Pour la simple et bonne raison qu'il ne s'en est fallu que d'un cheveu pour que mes parents débarquent ici. Pourquoi ? Eh bien, on m'a contacté via le blog pour faire quelques illustrations rémunérées dans un magazine étudiant. Donc quand je me suis mise à courir en criant telle l'hystérique de base dans tout l'appartement, mes parents m'ont demandé (assez légitimement il faut le reconnaître) le pourquoi du comment. Je vous passe l'étonnement parental "Ah bon, tu dessines, toi ?" pour en arriver à ce que je redoutais : ils ont voulu avoir l'adresse. du blog Et comme il suffit de taper "hypokhâgne" dans google pour échouer ici, j'ai pris des mesures radicales en rayant momentanément le blog des écrans. A l'heure actuelle, je crois qu'ils ont saisi le coté "espace vital privé" du blog et qu'ils ne recheront pas à venir ici. Donc je réouvre.

Je pars à Berlin dans une semaine. On est le 3 juillet et j'ai l'impression que ça fait plusieurs vies que je suis en vacances. C'est trop beau pour être vrai.

Va falloir que je refasse des efforts pour "dessiner en m'appliquant" (genre le dessin du titre), après un an à avoir gribouillé (genre le dernier dessin publié dans un post, fait à l'arrache). Les amis, c'est pas gagné.
Bonnes vacances à tous !
Par HypoCamille
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Dimanche 28 juin 2009
Aujourd'hui, dimanche, à 15 heures, à peine réveillée, me prélassant au soleil plongée dans Bilbo le Hobbit (c'est la traduction qui fait ça ou bien... Mais on reconnait à peine le style de Tolkien du SDA : pas de descriptions interminables, et que des petites phrases piquantes avec humour inside ! Le choc !), j'ai pris subitement conscience que j'étais condamnée.

Condamnée à porter les séquelles de cette année, comme un torturé porterait des cicatrices dans sa chair.
Condamnée à être hantée par ce stress qui tenaille les trippes, par l'impression de courir sans arrêt contre le temps, par l'obsession du rendement productif de mes minutes de vie.

Aujourd'hui, dimanche, moi, Camille, 18 ans, ex-hypokhâgneuse en vacances et profitant au maximum de moult minutes gâchées à ne rien faire, j'ai eu cette pensée atroce.

"Putain, déjà une semaine de vacances, et j'ai pas commencé à lire ni Géographie Urbaine, ni la Princesse de Clèves, faut que je me reprenne tout de suite et que je me remette à bosser sinon je vais galérer à mort."

Condamnée, je vous dis.




     Sans blague, c'est TROP LE PIED, ces vacances. Je prépare activement mon voyage à Berlin : 20  jours toute seule dans la capitale allemande, à claquer 18 ans d'économies sévères sur chaque chèque d'anniversaire de ma vie.
Je me plante toutes les 5 minutes dans les réservations de jours d'avion, auberge de jeunesse, hotel à Paris, billets de train, donc je passe mon temps à recourir aux agences correspondantes pour changer mes dates, je flippe, je regarde mon compte en banque fondre dans les achats parallèles (appreil photo, paire de chaussure à mis chemin entre les escarpins violets et les kickers portées dans la neige des Pyrénées, la boue bretonne, le sable espagnol, sur bitume viennois, plongées dans l'eau de mer anglaise et portée chaque jour durant cinq ans, trouées, recousues, recollées, dont les lacets sont des bouts de ficelle mis bout à bout, sans languette...).




    Voyez les bêtes. De vraies chaussures comme je les adore. Ma mère moins.

Donc voilà. J'actualiserai encore, evidemment, jusqu'à début septembre, mais ça sera plus une fois toute les trois semaines que deux fois par semaine.
Je répondrais aux commentaires (oui, j'ai du retard, là, désolée) et je continuerais à répondre aux commentaires, même l'année prochaine, et je continuerais à répondre aux mails, même l'année prochaine. Donc vous pourrez gémir tout à vos aises sans problèmes. :)

    Il est fini de temps de l'Hypokhâgne. L'hypokhâgne est morte, vive la khâgne.


Par HypoCamille
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Jeudi 25 juin 2009








Alors... Ma première moyenne d'Allemand est due à des contrôles de connaissances (où on a tous eu entre 15 et 17, des contrôles "lycéens" quoi). La deuxième moyenne reflète plus honnêtement mes vrais résultats... Et encore ! Dernier concours blanc j'ai eu 7,4 (mieux que 4, donc) et à la version précédente, j'avais culminé à 8 ! Tous les espoirs sont permis, messieurs dames !

Comme vous le voyez, les profs sont plutôt positifs. Ce ne sont pas des monstres. Et vous pouvez regarder les moyennes de classes, qui ne sont pas abyssales. Evidemment, en Terminale, avec les élèves rassemblés dans notre classe, elle aurait atteint quelque chose comme 15,79. Tout est relatif.

Vous remarquerez que sur le bulletin, il est question de "progrès notables" de temps en temps, alors que la moyenne ne monte que de 0,10 points, parfois... Bienvenue en prépa. En philo, je suis passée de 9 + 9 + 11 à 10 + 10 + 11. Eh bien, à vous terminales, ça peut vous sembler dérisoires, mais avoir la moyenne à l'écrit de philo, je vous assure que c'est un progrès plus que notable !

Vous remarquerez qu'il y a certains meilleures moyennes... Très hautes ! Nous avons là la marque des deux majors aux coudes à coude de la classe. Ils sont potentiellements SOUS-Admissibles, selon le prof d'Histoire. Moi ça me donne envie de me taper la tête contre le mur !

J'ai paumé ma dissert avec l'effet papillon. Je suis désespérée. Mais je fouille dans les méandes de mes cours, je la retrouverai, PROMIS.

Et... Désolée, mais c'est clair dans ma tête depuis Juin dernier : c'était le journal d'une Hypokhâgneuse. J'ai commencé ce blog en sachant qu'il aurait une durée de vie limitée. C'était très cool, très chouette, et j'ai adoré échanger avec vous, mais il est temps de laisser la place aux nouveaux hypokhâgneux (d'ailleurs, si vous avez un blog hypokhâgneux 09/10, laissez moi l'adresse !). Il n'y aura donc pas de journal d'une khâgneuse. Pas le temps (ça m'a pris un temps fou !), pas d'objectif (pour dire quoi ? Pour dessiner quoi ? Faire passer quel message ?), et une envie de nouveau. Un journal d'une khâgneuse tournerait très vite à demi-régime, et pour tourner en rond.

C'était néanmoins un véritable plaisir de dialoguer avec vous tous tout au long de l'année (vous sentez le coté solannel du moment ? Z'êtes émus ?). Ce blog n'aurait pas survécu sans vos réactions, vos questions, vos encouragements, sans les quelques minutes que vous pouviez y consacrer par semaine, à mon plus grand bonheur. Cela semblera stupide, mais ça m'a aussi aidé à tenir cette année, à cherche le point positif dans les moments de découragements. Bon, je culpabilise un peu d'avoir donné envie à certain de faire une hypokhâgne, c'est comme si j'avais réduit à néant de mes propres mains la stabilité psychologique de mes lecteurs, donc j'espère qu'arrivés en novembre, vous ne me haïrez pas trop. Mais, je pourrais agiter glorieusement un panneau "je vous avais prévenu que ça allait être atroce !".

Sinon, je me vois mal faire un autre blog. Pour quoi faire ? Mettre des photos de mes pieds ? Du bel australien qui a partagé notre dortoir à Londres, et qui trouvait régulièrement les soutifs de E. sur son oreiller ? (AHAHAHAHA, TU PENSAIS VRAIMENT QUE J'ALLAIS GARDER POUR MOI CET ASPECT LA DE TA PERSONNALITE ?) Vous bassiner avec mes orientations politiques et les dernières facéties de mon chat ? Je crois, hélas, que tout ça n'intéresse personne... :)
Par HypoCamille
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Mardi 23 juin 2009




Je suis débordée. J'ai bientôt fini de trier tous mes cours, il ne me reste qu'à peu près 200 pages de notes de littérature à remettre dans l'ordre. Mes cours d'hypokhâgne ont rejoint mes cours de Terminale L sur l'étagère murale du haut.
Je relis l'intégrale des Harry Potter, je m'enfile la saison 7 de 24 heures Chrono (mon coté pacifiste, pro-droits de l'homme et démocrate agonise chaque seconde un peu plus : Vazy Djack ! Bute les tous !) (Putain, Tony est VIVANT ! AHAHAHA ! Vive les retournements de scénario à deux balles !), je rend visite au secrétariat de la Fac pour leur demander comment je peux avoir un accès à la bu (en payant, bien sur, je suis pas radasse) sans me farcir l'inscription à la fac complète, car selon mes droits, mon statut d'étudiante en classe préparatoire de l'académie de Nantes me donne un droit à cette putain de Bu. Mais pour ça, il faut le laisser-passer A-38, si vous voyez ce que je veux dire...


Comme c'est les vacances (on l'aura compris) le rythme d'update va à coup sûr s'étioler.
Et comme je ne suis plus en hypokhâgne, il va bientôt être temps de refermer le journal. :)
Par HypoCamille
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Hypokhâgnons, hypokhâgnez...


Septembre 2009
Me voilà de retour de façon très épisodique pour la "saison 2" du journal, et les pérégrinations khâgnales que tout cela entraîne...
Je m'appelle toujours Camille, je suis toujours à Nantes,
mais maintenant, j'ai 18 ans, et oh mon dieu, j'embrayerai sur mes 19 en Janvier...
Voilà qui ne nous rajeunit pas. Les pages du journal d'une hypokhâgneuse jaunissent tranquillement dans leur coin, et moi je poursuis ma route tant bien que mal...


Septembre 2008


"C'est atroce ! Il faut surtout pas y mettre les pieds !"
"On regrette jamais d'en avoir fait une, même si c'est dur."
"Y'a une de ses compétitions entre les élèves j'te raconte pas..."

"Faut être trop une tête pour être accepté ! Même pas la peine de tenter."

"Les profs... mais les profs quoi !"


L'Hypokhâgne, je suis comme vous.
J'en ai entendu tout et n'importe quoi.
Alors j'ai décidé d'aller tout vérifier par moi-même.

J'ai envoyé un dossier, et j'ai été acceptée.
Je suis Camille, j'ai 17 ans, procrastineuse par excellence et élève pas particulièrement brillante, je ne sais pas encore dans quoi je me suis fourrée...

Alors quitte à douiller, autant vous en faire profiter !
Cours, kholles, désillusions et travail acharné. Vie sociale, ou pas.

Bienvenue en Hypokhâgne !

Texte Libre

Au programme cette année :

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